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Italie – La Sardaigne de Oristano à Porto-Torrès

Et voilà la deuxième partie de notre remontée de la côte ouest de la Sardaigne. Nous ne le savions pas encore mais c’était probablement la dernière semaine de notre voyage, nous sentions déjà un petit goût de finish sans vouloir y croire. L’avenir nous dira si oui ou non c’était la fin du voyage. En attendant, nous vous livrons notre article rédigé il y a déjà 2-3 semaines pour vous changer les idées !

Mercredi 4 mars

Nous partons pour une petite étape tranquillou. C’est plat et le vent s’est un peu calmé. Nous faisons le détour par l’étang de Cabras pour aller voir les flamands roses. Il n’y en a pas encore beaucoup, mais nous pouvons en voir une petite colonie de loin. Youpi ! Nous ne serons pas bredouilles de flamands roses.

Nous poursuivons la route pour rejoindre la mer. Arrivés à Santa Caterina de Pittinuri, nous nous arrêtons dans un café pour boire un coup et faire le plein d’eau pour le bivouac. Nous en profitons pour faire la petite balade vers l’arche. Le paysage est magnifique : les falaises crayeuses découpées, le village coloré, les vagues qui s’écrasent sur les rochers nous enchantent. Malheureusement, nous ne pouvons pas camper ici. Nous poursuivons la route et trouvons un endroit en hauteur pour planter la tente.

Jeudi 5 mars

Petite lecture matinale pré-départ


C’est reparti pour une journée de vélo. Nous apercevons au loin la cathédrale de Cuglieri, « Ah c’est là qu’on va ?! Ouch ! », alors on grimpe, tou toulou touloutoutou, alors on griiiiimpe !… et on finit par y arriver ! Pfiou ! La fin dans le village est très raide, un petit vieux nous demande pourquoi nous allons tout là-haut… On se demande bien aussi.
Nous pique-niquons au pied de la cathédrale, à l’abri du vent, avec une belle vue sur toute la région.

On était tout là-haut derrière !

Après une petite pause café, c’est parti pour la grande descente… et l’arrivée sur Bosa, ce petit village aux couleurs pastel dominé par un château fort. L’arrivée le long du canal est plutôt sympa. Une petite balade dans le village et nous pouvons rejoindre notre chambre. Tout est fermé en ce moment mais nous arrivons quand-même à trouver un petit restau sarde sympathique mais vraiment basique.

Bosa
Bosa toute fleurie
Les italiens auront exploité le filon fat-bike jusqu’au bout… à croire qu’ils font du vélo ! Maaaiiis non ! Ils mettent des moteurs électriques sur-puissants

Vendredi 6 mars

Il pleut il pleut bergère ! Rentre ton blanc guidon ! Et allez, une belle étape qui monte et qui descend, le tout sous la pluie…

Une petite crevaison à réparer accroupis dans le fossé sous un buisson en chantant pirouette-cacahuète pour qu’Apolline accepte de ne pas sortir de la chariotte car il pleut trop, bref, petite scène normale pour un voyage à vélo.

Comme il n’y a pas vraiment d’endroits sympas pour s’arrêter et s’abriter au bord de cette route, nous traçons les 35 km d’une traite et rejoignons notre spot de bivouac repéré sur la carte. Nous commençons à devenir très bons sur le repérage de spots sur une vulgaire carte : nous trouvons ici un point d’eau, un accès à la plage et même un hangar pour nous abriter, nous pouvons donc faire sécher nos affaires et manger au sec. Nous planterons même la tente à l’abri, ce qui nous sauve bien la mise avec les grosses averses de la soirée et de la nuit.

En fin d’après-midi, nous allons sur la plage nous balader, observer les surfers s’amuser dans les vagues et même, parmi les déchets déposés sur la plage… trouver un nez de clown !!! Ce petit cadeau surprise est tellement ironique pour moi qui m’effondre à chaque plage que je trouve jonchée de déchets… Une façon de me dire d’en rigoler, ou d’en faire rigoler les gens, je ne sais pas ce que je dois comprendre, mais j’accepte le message avec plaisir.

Le gloune !

C’est Apolline qui découvrira alors le clown ce soir et en redemandera, Julian a du mal à retenir son sourire, soit parce que mon clown est vraiment irrésistible soit parce que le rire d’Apolline est trop adorable (j’opte pour la 2ème solution). C’est fou ce qu’un petit et ridicule nez de clown peut provoquer chez nous ! Nous allons nous coucher tranquilles et contents, même avec la pluie battante. C’est encore plus jouissif d’entendre la pluie tomber et de savoir la tente au sec.

Samedi 7 mars


Aujourd’hui nous allons à Alghero, le relief s’aplatit, l’étape tape un peu moins que les précédentes. A Alghero nous visitons le bord de mer décoré d’engins de guerre d’il y a plusieurs siècles (catapultes et autres machineries) puis le port et ses voiliers. Nous pique-niquons dans un parc de jeux puis mangeons une glace en ville. Ça devenait urgent, ça fait presqu’un mois que nous sommes en Italie et toujours pas mangé de glace. Il fallait réparer cette regrettable erreur !

Alghero
M’en fous de vos photos, je mange ma glace

Après ce sympathique petit break, nous continuons l’étape pour rejoindre la maison de Piero, notre hôte warmshower (peut-être le seul membre actif de Sardaigne!). Nous avions sous-estimé les 15 derniers km. Ils sont en effet plats, mais le vent souffle fort dans cette plaine ! Nous arrivons finalement dans cette toute petite maison. Les clés sont sur la porte, nous comprenons que Piero n’habite pas là. En fin d’après-midi, nous voyons arriver un vététiste tout de lycra vêtu avec un immense sourire. « Salut ! Ça va ? Tutto bene ? » en gros « J’habite à 20 km d’ici, il faut que je me dépêche de rentrer avant la nuit, mais si vous voulez, demain j’amène des poissons et on se fait un barbeuc, vous me raconterez votre voyage, allez, bonne soirée »… Le passage éclair nous donne un aperçu du bonhomme qu’on a hâte de voir demain midi.

Dimanche 8 mars


Nous profitons de la matinée pour aller visiter les environs. Nous nous rendons à une jolie tour puis à la plage (fermée parce qu’un sous-marin a trouvé une bombe de la 2e guerre mondiale et l’a déposée là). Une jolie petite balade avant de rentrer à la maison.

Piero et Manuela nous rejoignent avec le poisson comme prévu. Apolline les aide à préparer les poissons tandis que nous préparons le reste du repas. Nous passons un super moment avec eux. Piero est un fou de VTT, il a déjà fait plusieurs voyages, dont un en Corse où il a dormi chez un berger Corse qui dormait avec son fusil… Nous nous racontons nos meilleures anecdotes de voyage et rigolons bien. Pendant ce temps, Apolline grimpe sur les canoës entreposés là, et Manuela lui apprend à dire « Saluta » ! elle s’éclate.

Nous leur disons au revoir un peu émus, sachant bien que ce sera l’une des dernières rencontres de notre voyage à vélo puisque demain nous retrouvons le sol français, Corse certes, mais français quand-même… Nous le vivons un peu comme une dernière journée de voyage (et ça c’était avant de savoir toutes les mesures de confinement qui allaient suivre!). Pour nous consoler, nous retournons faire un tour sur une autre plage pour voir le coucher de soleil, c’est très beau et sauvage !

9 mars
Dernière étape d’une trentaine de km pour rejoindre Porto-Torres où nous allons prendre le ferry pour la Corse, enfin si on trouve la billetterie qui n’existe pas… Heureusement, internet est là. Nous achetons les billets depuis le wi-fi du resto, ouf ! On peut bien partir ce soir.
Nous traînassons un peu avant de nous diriger vers l’embarquement. Nous allons vers le bateau tranquillement, il n’y a que 4 heures de trajet.

Tout va bien jusqu’à ce que nous dépassions les dernières îles et que les vagues viennent faire tanguer la bateau. Apolline s’endort rapidement et pour une fois c’est le mouvement qui me préserve du mal de mer, je tourne sur tout le bateau et vais sur les ponts pendant que Julian reste avec Apolline. Au bout d’un moment je me sens un peu seule et j’ai exploré tout le bateau, je reviens me coucher avec eux, plus moyen de rester debout. Nous commençons à en avoir marre du bateau, nous nous consolons en pensant qu’il ne restera plus qu’une traversée entre la Corse et le continent. Nous arrivons à 21h au port d’Ajaccio et le quittons comme des voleurs, au milieu des camions, il n’y a aucun contrôle, personne ne nous prend la température à l’arrivée comme ça avait été fait à Cagliari… On ne s’en porte pas plus mal et pouvons retrouver David, le beau-frère de Julian, sur un parking du port. Nous chargeons vélos, chariotte et sacoches sur et dans la Clio et pouvons monter à la maison sur les hauteurs d’Ajaccio. Julian retrouve sa soeurette mais Apolline devra attendre demain pour voir sa cousine qui dort déjà… Nous voilà sur le sol français, chez des gens que nous connaissons, c’est comme une pré-arrivée !

2 réflexions sur « Italie – La Sardaigne de Oristano à Porto-Torrès »

  1. Happy to see you got back to France safe and sound. You are so adventurous! It was nice to meet you in Utrecht, take care:)

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  2. C’est un super talent d’être repéreur de spot
    Il semblerait quand même qu’il y ait quelques jolis endroits dans les parages pour des bivouacs de charme

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