Irlande – Épisode 4 : le Connemara

🎶Terre………brulée…. au vent…. des landes de pierres 🎵 blabla bla blabla, 🎶 du Connemara ! Là-bas au Connemaraaaaaa !…. bref vous devinez quelle chanson nous a trotté dans la tête pendant 4 jours… merci Michel ! Merci Michel aussi pour tous les touristes français que tu as mis sur notre passage… on se serait cru à la maison… on se demande si les offices de tourisme locaux reversent des royalties à ce sacré Michel…

Bref, malgré tout, nous avons passé quelques jours bien chouettes dans le comté. Mardi 11 juin, après notre super visite de l’île principale d’Aran, un autre ferry nous ramène sur le « continent » (enfin on est quand même toujours sur une île) en début de soirée.
Nous tournons un peu en rond pour trouver un bivouac, mais heureusement un local nous interpelle pour nous indiquer une plage à 4 miles. Banco ! le site est royal : une plage, non pas de sable blanc mais de bris d’éponges de mer blanchis par le soleil. Ce petit spot nous éloigne de l’itinéraire prévu mais ça vaut le détour, on est trop bien.

Le lendemain nous nous dirigeons vers le Connemara et contre le vent. Ce ne sont pas les tourbières qui le freinent.

Le soir, même solution pour l’hébergement : un local = une bonne plage avec en prime un fish&chips tout chaud. En discutant, la dame du fish and chips dans son algeco au bord de la route me dit qu’on aurait pu planter la tente dans son jardin en me montrant la belle pelouse toute plate et sèche… Oui parce qu’ici pour trouver un spot de bivouac, soit c’est plat et donc c’est humide (comprenez détrempé), soit c’est tout rocailleux et bossu. Il reste les plages et les pelouses chez les gens. Bref, ce soir c’est plage et fish and chips, et c’est top.

Jeudi matin, nous quittons la côte pour se faufiler au milieu des tourbières via la route éponyme. Nous roulons au milieu de ces grandes étendues humides au pied des montagnes. A noter pour la suite : pour faire du vélo et de la montagne, toujours choisir les anciennes vallées glacières qui sont plates au fond ! Heureusement que nous n’avons pas trop de dénivelé car le vent de face est épuisant pour parvenir à Clifden la capitale du Connemara.

Il est grand temps d’acheter des bottes de pluie pour Apolline (mine de rien on en a encore pour un moment dans les contrées humides) et de la graisse pour les vélos (idem et ils ramassent un peu sous ce climat). Cette bourgade remplie de touristes est au départ d’une boucle sublime : la « sky road » pour son élévation rapide au dessus de la mer.

Vendredi, après ces deux étapes d’environ 40 bornes de vent de face, c’est repos. Nous laissons les affaires au camping pour partir faire cette fameuse « sky road » en vélo légers. En effet, le point de vue est magnifique avec d’un côté les montagnes du Connemara et de l’autre la transition entre terre et mer qui se fait délicatement en prenant le soin de disperser de nombreuses îles avant de laisser l’océan répandre toute sa grandeur.

Après ces 16 petits kilomètres, nous nous posons tranquillement au camping où Apolline s’approprie les deux tricycles d’un enfant absent. Youpi ! On poursuit le lendemain jusqu’à Letterfack, entrée du parc national du Connemara. Là aussi, mini étape pour continuer la récupération, 15 km et nous arrivons à l’auberge de jeunesse qui propose un petit coin pour les tentes, ce sera parfait !
L’accueil du parc du Connemara est tout proche et propose l’ascension d’un des sommets. Apolline en dévore une bonne partie des marches, et ponctue l’ascension de « Encore ! » pour continuer à escalader les cailloux. Nous sommes impressionnés de sa performance, par contre elle commence à fatiguer et refuse le porte-bébé… tant pis, Julian ira tout seul au sommet et les filles continuent sur le chemin plus court.

Petite pause avant la rando

Un dimanche, qui plus est pluvieux, nous incite à rester à l’auberge où la déco est tout à fait singulière : méduses et diodes bleues sur fond de musique classique dans les douches et vieux salon avec cheminée. En prime le petit-déjeuner est vraiment copieux. On se sent bien ici.

Nous faisons connaissance avec un couple de français à moto et un couple de néerlandais bien sûr à vélo *, qui fait le tour d’Irlande, à l’aide d’un super topo. Il n’y a bien qu’en Hollande qu’on trouve ça ! Nous en profitons pour le photographier pour choisir l’itinéraire nord du périple.

Entre deux averses, nous quittons le Connemara pour remonter jusqu’à Westport en deux jours à travers la péninsule de Murrisk. Nous longeons le plus grand fjord d’Irlande sur ses deux rives pour bien apprécier l’impact du vent.

Un pneu entaillé sur 2cm nous stoppe net devant une maison.Du coup, Apolline s’approprie les ballons trouvés dans la pelouse, puis le propriétaire arrive pour nous proposer de l’aide et une tasse de thé. Les enfants (trois garçons et une fille) s’occupent d’Apolline pendant que nous discutons avec ce quadragénaire qui a préparé la langoustine pêchée le matin même pour le dîner de ses enfants (oui le dinner… il est 16h30 ! Et oui, une langoustine !). Nous devrons nous contenter du thé au lait avant de repartir. Par chance, il est l’heure de nourrir les agneaux, la petite fille tente en vain de leur donner le biberon mais attrape un agneau pour le faire caresser à Apolline… c’est tout doux !

Le pneu enroulé de scotch, nous poursuivons la route jusqu’à un col au bord d’un lac, au milieu des moutons. Apolline apprend à jeter des cailloux dans l’eau.

Le lendemain le vent nous pousse à Westport avant midi et nous permet d’apprécier un long pique-nique sur une super aire de jeux. Une fois de plus Apolline en profite un max en faisant la tournée des personnes présentes. En allant au camping, nous trouvons par hasard une copie miniature d’une Biocoop. Miracle : du mascobado ! Nous retrouvons nos habitudes de la Super Halle à Oullins. Apparemment c’est le seul magasin de vrac bio en Irlande ! La gérante espère développer ça ici, nous lui souhaitons bonne chance.

Voilà pour notre étape Connemara, nous quittons les montagnes pour revenir à des paysages moins escarpés en direction de Sligo, on vous raconte tout ça au prochain épisode ! D’ici là, restez gamins !

 * note de la correctrice : dit-on "aller en vélo" ou "aller à vélo" ? en faisant une recherche, on s'aperçoit qu'il y a polémique ! orthogaffe nous dit : Autrefois, le en valait pour les moyens de locomotion dans lesquels on entrait, et le à pour ceux qu’on enfourchait/montait. Le « en » est une contraction de dans la, dans le. Dès lors, on se déplace à vélo, à moto, à cheval, et même à ski. Cette règle (?) est confirmée par l’Académie française.
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